GVOM - Groupe volontaires outre-mer
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Groupe de soutien

Qu’est-ce qu’un groupe de soutien ?

Un groupe de soutien est un ensemble de personnes qui se constitue en Suisse autour d’un volontaire. En fait, on devrait plutôt dire que c’est un groupe de personnes que le volontaire réunit autour de  son prochain engagement à l’étranger.
Le plus souvent y participent  sa famille, des amis, des collègues de travail, des voisins, des copains de loisirs, des personnes liées à sa paroisse, etc…
Les groupes de soutien sont à l’image de ce que le futur volontaire veut bien leur donner:  certains sont très vastes, d’autres plus modestes ; il y en a de très organisés et de très actifs, et d’autres plus softs .
Ils ont en commun l’intérêt de leurs membres pour une personne qui s’engage comme volontaire dans un pays du Sud, et au minimum deux objectifs : l’un d’information et l’autre financier.

    Pourquoi un groupe de soutien ?

Conformément aux fondements de GVOM, un engagement outre-mer va de paire avec un engagement en Suisse. Et c’est en particulier à travers son réseau de soutien que le volontaire peut, depuis le terrain, agir en Suisse.
Le volontaire informe régulièrement les membres de son groupe sur ses activités, sur des problématiques particulières auxquelles il est confronté, sur des événements qui le touchent. Les moyens de transmettre l’information sont multiples : les traditionnelles lettres circulaires, un site internet personnel, l’envoi d’articles ou de coupures de presse, l’accueil de visites sur le terrain, réunions lors des retours…
Ce faisant le volontaire transmet une information personnalisée et pointue à un groupe de personnes qui fort probablement n’aurait pas accès à ce type d’information.
Il permet également aux membres du groupe de soutenir financièrement le volontaire et l’appui que lui procure GVOM. En effet, si le montant que GVOM reçoit de la confédération permet de couvrir les charges sociales et le voyage du volontaire, il ne suffit pas pour assurer la totalité de son indemnité de vie.  GVOM doit donc trouver cette somme par ses propres moyens car il est difficile d’imaginer que l’organisation partenaire soit à même d’y pourvoir. Or, contrairement à d’autres ONG qui financent des projets de construction ou des campagnes de vaccination, GVOM soutient des gens, des Suisses pour la plupart et c’est un thème peu porteur:  le volontaire suisse « se vend » mal sur le marché de l’aide au développement !
De plus, l’accord signé avec la DDC qui permet le financement de nos activité reconnaît la participation des volontaires aux tâches spécifiques d’information et de recherche de fonds.

3) Où va l’argent, ou comment ça marche?
L’argent versé par le groupe de soutien apporte une aide concrète au projet dans lequel le volontaire va s’investir. En effet, en assurant partiellement ou totalement l’indemnité de vie du volontaire, le groupe de soutien rend possible l’engagement solidaire d’un professionnel au sein d’une organisation du Sud. La transparence de part et d’autre est indispensable : L’argent arrive sur le compte de GVOM avec la mention du nom du volontaire. GVOM s’engage à ce que la totalité de la somme versée par le membres d’un groupe de soutien d’un volontaire soit attribuée au volontaire en question. Si, à l’issue de l’affectation, il reste un solde, celui-ci sera utilisé par le volontaire en accord avec son groupe de soutien et conformément à l’éthique de GVOM. GVOM est informé de son utilisation.

4) Rôles du groupe de soutien

Le réseau de soutien est un instrument de solidarité multifonctionnel très précieux. Il :
  1. - Favorise  une diffusion d’information alternative.
  2. - Contribue à tisser des liens entre des personnes de notre pays et celles d’un pays du Sud. Petit à petit, des passerelles se créent entre deux mondes qui ne se connaissent pas ou si peu.
  3. - Permet à GVOM d’élargir ses sources de financement.
  4. - Pousse également le volontaire à garder le contact avec son pays d’origine qui semble tellement loin quand on n’y est plus.
  5. - Facilite la réintégration du volontaire une fois sa mission achevée, car il ne faut pas se leurrer : le retour s’avère dans la majorité des cas bien plus difficile que le départ, et le réseau n’est pas de trop pour aider à atterrir.
  6. 5) Comment le met-on en place ?
    C’est évidemment à chaque volontaire de décider en fonction de son tempérament et de ses intérêts de comment il va constituer son groupe .
    Il y a les amateurs de la plume qui envoient à leurs connaissances une description de leur projet, de leurs tâches, du pays où ils vont partir…
    Il y a les intello qui convient leur copains à une présentation propre en ordre.
    Il y a les gais lurons qui font une fête avant leur départ au cours de laquelle ils auront préparé des panneaux pour présenter leur futur engagement et le cadre de celui-ci.
    Il y a ceux qui font tout ça à la fois !
    Quelle que soit la méthode choisie, il est important que le volontaire explique concrètement à ces personnes ce  à quoi  il s’engage pour faire vivre son groupe. Il précise aussi ce qu’il attend de son groupe de soutien

 

6) Et l’engagement de GVOM dans tout ça ?
GVOM s’engage conjointement au volontaire, avant et pendant la mission de ce dernier dans le processus de recherche de fonds.
Ceci signifie tout d’abord qu’il informe le volontaire sur ce qu’est un groupe de soutien. GVOM apporte également son aide pour l’élaboration d’un dossier de présentation sur le projet dans lequel le volontaire s’engage et qui pourra être présenté au groupe de soutien. Sur la demande du volontaire, un représentant de l’association sera prêt à s’adresser au Groupe de soutien avant le départ et/ou lors d’une rencontre organisée lors de vacances (congé?) en Suisse. GVOM enverra également le bulletin « Point d’ ? » aux membres du groupe de soutien la première année de l’affectation – les années suivantes seules les personnes ayant payé leur abonnement recevront le journal. 
Il est bien clair que GVOM garantit l’indemnité de vie de chacun des volontaires ; ceci signifie que GVOM soutient ceux dont l’indemnité n’est pas entièrement couverte par l’apport du groupe de soutien.

En résumé :
Au moment de s’engager avec GVOM, le futur volontaire s’engage à « jouer le jeu du groupe de soutien » et à mettre de l’énergie à sa création comme élément de la préparation au départ.
Il n’y a pas de recette magique pour créer son groupe de soutien : Pour que la sauce prenne, il suffit d’être sincère vis-à-vis de soi même et de savoir pourquoi on veut partir. Et pourquoi on choisit de partir avec GVOM.

Quelques notes additionnelles…
Il est vrai que nous avons connu des périodes où une indemnité même modeste suffisait amplement à assurer le quotidien au Sud, et même plus. Cette époque est révolue et nous devons en tenir compte. La situation à laquelle nous sommes confrontés pourrait avoir des conséquences sur l’envoi de volontaires, sur la manière de les envoyer et peut-être même, à moyen terme, sur notre faculté à poursuivre ce type d’échange comme nous l’avons pratiqué jusqu’à présent.
Nous sommes bien conscients que pour un volontaire, le fait de devoir solliciter ses connaissances pour obtenir un soutien financier est un point qui gêne souvent. On n’a pas bien l’habitude de par chez nous de parler d’argent ouvertement et encore moins d’en demander…
Pourtant en soutenant quelqu’un que l’on connaît, c’est un peu comme si c’était nous qui nous engagions. C’est à la fois une preuve d’intérêt et de confiance et un partage de responsabilité.

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