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No 44 - Décembre 2009

Rien pour nous sans nous
Copenhague, décembre 2009...
Sous l'égide de l'ONU, les gouvernements des pays du
monde vont tenter de trouver un accord sur le climat. Cet accord ne sera un succès que s'il donne au monde les moyens de contenir l'augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. En deçà, le dérèglement du climat aura des conséquences irrémédiables…
Les conclusions alarmantes du rapport du GIEC (Groupe
d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) de 2007 ont replacé les questions climatiques au centre des agendas politique sinon au centre des préoccupations de tout un chacun. La façon de vivre dans les nations industrialisées entraine une augmentation de l'effet de serre qui détraque le climat: typhons, ouragans, sécheresses se s'enchainent1, le dernier venant nous faire oublier les précédents; et les
victimes succèdent aux victimes,... La violence du déchainement des éléments et le rythme soutenu des catastrophes observées nous placent, tous, gouvernements, entreprises, citoyens, institutions, simple quidam, devant nos responsabilités.
En tant qu'association, membre de la société civile, ne devrions-nous pas réfléchir à notre impact sur le climat et réfléchir au moyen de limiter celui-ci en rationalisant par exemple nos moyens de communications, en évaluant les nécessités de déplacement, notamment à l'étranger en inventant de nouveaux rapports avec nos partenaires?
En tant que citoyens, nous devons interpeller nos gouvernants, nous pouvons faire pression pour qu'ils respectent les engagements pris au niveau international, mais également au niveau national. En Suisse, une initiative pour le climat déposée en 2008 exige une réduction minimale de 30% dans notre pays des émissions à effet de serre jusqu'en 2020. Où en est cette initiative?
Avons-nous demandé des comptes?
En tant qu'individu, mes choix de vie, de consommation, de moyen de transport, etc ont un impact direct sur le climat. Infime peut-être, mais multiplié par le nombre d'habitants en Suisse, en Europe, aux Etats-Unis?...
Qu'est-ce que je peux faire, moi, alors? Ou bien qu'est ce que je dois faire? Ou ne serait-ce pas plutôt qu'est-ce que je suis prêt à faire?
«Je crois que la raison, la prudence et la sagesse viendront de la société civile», a récemment déclaré Leonardo Boff2. «Cette dernière sera, aussi pour le climat, le principal sujet historique. Aucun changement réel ne vient d'en haut, il viendra d'en bas (...)». Il a raison: il faut se bouger, il faut nous bouger, car si nous ne bougeons pas, si nous ne nous faisons pas pression sur nos gouvernements, il y a peu de chance pour que ces derniers aient le courage nécessaire de prendre les décisions qui s'imposent.
B. Faidutti Lueber
1 A titre d'exemple, 4 typhons ont frappé les Philippines en un mois cet automne; les victimes se comptent par
millions. Et au moment de mettre sous presse nous apprenons que l'ouragan Ida vient de semer la désolation
au Nicaragua et au Salvador. Il s'agit de trois pays où nous sommes présents. Et impuissants.
2 «La Tierra no aguanta más», interview de Leonardo Boff par Sergio Ferrari, novembre 2009.

 

SOMMAIRE
Editorial
Rien pour nous sans nous
Ça change !?! Peut-on croire à une nouvelle donne pour Haïti
Bienvenue! Nouvelle collaboratrice chez EIRENE
Du lobbing à... La mission du/de la coopérant-e ne se limite pas au travail de terrain
... la conférence «Rien pour nous sans nous»
Migrant-e-s Cours de Santé-Français à la Bourse à Travail
Regards Formation et conseil
Tous nos voeux pour 2010
Audience Un succès des défenseurs des droits humains

 

 

 

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