Rien pour nous sans nous
Copenhague, décembre 2009...
Sous l'égide de l'ONU, les gouvernements des pays du
monde vont tenter de trouver un accord sur le climat. Cet
accord ne sera un succès que s'il donne au monde les moyens de contenir l'augmentation moyenne des températures
sous la barre de 2°C. En deçà, le dérèglement du climat
aura des conséquences irrémédiables…
Les conclusions alarmantes du rapport du GIEC (Groupe
d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) de
2007 ont replacé les questions climatiques au centre des
agendas politique sinon au centre des préoccupations de
tout un chacun. La façon de vivre dans les nations industrialisées entraine une
augmentation de l'effet de serre qui détraque le climat: typhons, ouragans, sécheresses
se s'enchainent1, le dernier venant nous faire oublier les précédents; et les
victimes succèdent aux victimes,... La violence du déchainement des éléments et
le rythme soutenu des catastrophes observées nous placent, tous, gouvernements,
entreprises, citoyens, institutions, simple quidam, devant nos responsabilités.
En tant qu'association, membre de la société civile, ne devrions-nous pas
réfléchir à notre impact sur le climat et réfléchir au moyen de limiter celui-ci
en rationalisant par exemple nos moyens de communications, en évaluant
les nécessités de déplacement, notamment à l'étranger en inventant de nouveaux
rapports avec nos partenaires?
En tant que citoyens, nous devons interpeller nos gouvernants, nous pouvons
faire pression pour qu'ils respectent les engagements pris au niveau
international, mais également au niveau national. En Suisse, une initiative
pour le climat déposée en 2008 exige une réduction minimale de 30% dans
notre pays des émissions à effet de serre jusqu'en 2020. Où en est cette initiative?
Avons-nous demandé des comptes?
En tant qu'individu, mes choix de vie, de consommation, de moyen de
transport, etc ont un impact direct sur le climat. Infime peut-être, mais multiplié
par le nombre d'habitants en Suisse, en Europe, aux Etats-Unis?...
Qu'est-ce que je peux faire, moi, alors? Ou bien qu'est ce que je dois faire?
Ou ne serait-ce pas plutôt qu'est-ce que je suis prêt à faire?
«Je crois que la raison, la prudence et la sagesse viendront de la société
civile», a récemment déclaré Leonardo Boff2. «Cette dernière sera, aussi
pour le climat, le principal sujet historique. Aucun changement réel ne
vient d'en haut, il viendra d'en bas (...)». Il a raison: il faut se bouger, il faut
nous bouger, car si nous ne bougeons pas, si nous ne nous faisons pas pression
sur nos gouvernements, il y a peu de chance pour que ces derniers
aient le courage nécessaire de prendre les décisions qui s'imposent.
B. Faidutti Lueber
1 A titre d'exemple, 4 typhons ont frappé les Philippines en un mois cet automne; les victimes se comptent par
millions. Et au moment de mettre sous presse nous apprenons que l'ouragan Ida vient de semer la désolation
au Nicaragua et au Salvador. Il s'agit de trois pays où nous sommes présents. Et impuissants.
2 «La Tierra no aguanta más», interview de Leonardo Boff par Sergio Ferrari, novembre 2009.
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SOMMAIRE
Editorial Rien pour nous sans nous
Ça change !?! Peut-on croire à une nouvelle
donne pour Haïti
Bienvenue! Nouvelle collaboratrice
chez EIRENE
Du lobbing à... La mission du/de
la coopérant-e ne se limite
pas au travail de terrain
... la conférence «Rien pour nous sans nous»
Migrant-e-s Cours de Santé-Français à la
Bourse à Travail
Regards Formation et conseil
Tous nos voeux pour 2010
Audience Un succès des défenseurs
des droits humains |
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